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Dimanche 3 décembre 2006
Tous condamnés à devenir
Quelqu’un quelquechose
Rien, un souvenir
Au quotidien qui se compose
Dans ce temps qui passe
Se répète et ressasse
En nous charriant dans sa danse
A deux temps de l’existence

Tous vivants dans une fresque
Animés de frasques, d’histoires d’ô
D’égarements, à nous rendre presque
Tous flasques à affronter les maux
Dans ce temps qui passe
Se répète et ressasse
En nous poussant vers une fosse
Se jouant de ceux qui se défaussent

Tous lancés à pleine vitesse
Dans une fuite en avant
Eclairés de feux de détresse
Sur l’océan et ses tourments
De ce temps qui passe
Se répète et ressasse
En nous accordant parfois une pause
Avant de nous faire oublier toute chose

On s’arrange tous avec l’existence
Des compromis, de tous petits riens
Tout ça pour nier les évidences
Et se lever pour un autre lendemain.

Dany, 2005
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Dimanche 3 décembre 2006
Bonsoir à toutes les femmes
J’Me présente je suis doc Jack Danny
Si vous avez du vague à l’âme
Venez chez moi il n’y a aucun souci
Je suis expert en sexe féminin
Je peux guérir tous vos petits chagrins
Je peux être votre ami, votre amant, votre docteur
Mais c’est dans la baise que je suis le meilleur

Je n’ai certainement pas la classe
Ni la tchatche de certains
Je ne suis peut-être pas très loquace
Mais je possède un bon coup de reins
S i vous êtes en manque de jouissance
Pas de bile le doc bosse en free-lance
Que ce soit pour une histoire, une cession de deux heures
J’ai toujours des vacations pour faire votre bonheur

Oh God, vlà Doc Jack Danny
Pourquoi tu parles de gode connard
Puisque je suis ici
Oh God, vlà Doc Jack Danny
Mais range ton gode ma fille
Voyons, tu as bien vu que j’étais ici

Je suis joignable à n’importe quelle heure
De jour de nuit toute la semaine
Les samedis et dimanches ne me font pas peur
Plus vous venez moins ça me réfrène
Je suis prêt à tout pour vous satisfaire
Prêt à combler chacun de vos désirs
Et si vous voulez que je passe par derrière
Je le ferais pour votre bon plaisir

Si vous vous sentez mal aimée ou incomprise
Ou encore mal baisée, ou mal prise,
Que le septième ciel reste pour vous un mythe
Ou que votre homme ne sait se servir de sa bite
Tout prétexte est bon pour le bien au moral
Un bon coup de langue bien placé,
Pour faire couler la rivière enchantée
Un peu de vaseline pour un rapport anal

Oh God, vlà Doc Jack Danny
Pourquoi tu parles de gode connard
Puisque je suis ici
Oh God, vlà Doc Jack Danny
Mais range ton gode ma fille
Voyons, tu as bien vu que j’étais ici

Préférez-vous devenir alcoolique avant quarante ans,
Divorcée frustrée avec quatre enfants,
Avec l’appétit sexuel de vingt ans
Ou la frigidité d’une nonne de couvent
N’hésitez pas à venir à mon cabinet
Il ne faut pas grand chose pour me payer
Une teille de jack, un peu d’herbe à fumer
Un truc qui claque histoire de s’amuser

Pour vous rendre service je suis prêt à n’importe quoi
Tous vos petits caprices me rendent fou de joie
Tout ce que je demande c’est une chatte bien rasée
Une bonne petite pipe bien taillée
Pas d’abonnement ni de licence à payer
De dix-huit à quarante ans vous êtes toutes acceptées
Je fais aussi des thérapies de groupe
N’hésitez pas j’ai un tarif multi-croupes

Dany, aout 2006
Par Dany - Publié dans : chansons
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Mardi 28 novembre 2006
Le temps passe et se noient mes angoisses
Parmi lesquelles j’aime à me confondre ;
Les souvenirs s’effacent, la vie se fait lasse
De regarder vers le ciel pour s’égarer dans la pénombre

Tu es né un jour pour mourir à ton tour
Comme tes semblables dans une ignorance tolérée ;
Le temps de vivre le jour, de passer ton tour
Comme tes semblables car tu n’auras osé jeter les dés.

Tu te croyais maître d’un destin déjà tracé
Peut-être à sang sur la peau de ton père
En quelques lettres, une infinité de banalités
Que tu as vu apparaître dans les yeux de la vipère.

Ainsi tu te complais dans la profonde inactivité
Cérébrale comme tes semblables sur la rivière apaisée,
Et quand la tempête annoncée risque de tout ravager
Dans ton égoïste morale tu ne penses qu’à te cacher.

9 mars 2003
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Mardi 28 novembre 2006

Tu m’as pris pour me tuer à petit feu
A coup de cire, de braises, d’allumettes
C’était inscrit dans la règle du jeu
Comme une idée planquée au fond de ta tête

Tu as jeté les dés en criant « Moi je »
Et je compris qu’alors se serait ma fête
Et sans bien en entendre les enjeux
J’attendais déjà que tout cela s’arrête

C’était comme tenir le diable par la queue
Donner à un singe des cacahuètes
Ou alors croire à un ciel bien bleu
Pendant que s’abat une pluie de comètes

Je t’ai suivi sur tes « parce que »
Tes petits mots écrits sur des bouts de serviettes
Mais je n’avais rien lu au fond de tes yeux
Les miens cernés par trop de casse-tête

Je ne pouvais attendre à rester au milieu
Il fallait prendre position de façon nette
A mon tour je pris les dés en criant « Moi je »
Espérant que tu m’accordes une requête

Il était trop tard tu avais pris feu
Et je te suivais alors dans tes cachettes
Sans me rendre compte que je me perdais un peu
Dans la chaleur confortable de tes draps et de tes couettes

14.10.2004

Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Mardi 28 novembre 2006

Tous les matins six heures et demi
Ton putain de réveil sonne
Ca y est ta nuit est déjà finie
Tes rêves tu abandonnes
Pour avaler ton petit déjeuner
Dans ta salle de bain te ravaler le portrait
Le tout sur fond de Fun Radio
Et déjà tu bades avant ton boulot

Et toute la journée
Tu marches, tu marches
Tu marches comme un crétin
Tu crèves, tu crèves
Tu crèves comme un vaurien

Comme d’habitude tu prends pas ta caisse
Tu t’dis qu’t’es moins con
Qu’tous ces blaireaux qu’ont leurs grosses fesses
Sur le périph dans les bouchons
Alors t’avances pour prendre le métro
Chope la presse gratos qui te lave le cerveau
Serré comme en 43 dans de beaux wagons
Te voilà parti trimer pour un peu de pognon

Et toute la journée
Tu marches, tu marches
Tu marches comme un crétin
Tu crèves, tu crèves
Tu crèves comme un vaurien

Ca y est il est huit heures et demi
T’es là derrière ton bureau
A attendre la pause midi et demi
Pour bouffer au resto
Et mater de haut tous les prolétaires
Qui s’tapent le petit sandwich à la bière
Et te dire qu’toi t’as su réussir
Et que ces cons ne savent pas réfléchir

Mais si tu regardes bien
Toute la journée
Tu marches, tu marches
Tu marches comme un crétin
Tu crèves, tu crèves
Tu crèves comme un vaurien


Au boulot tu crois avoir des amis
Mais y’a que de la charogne
Tu penses à la prime pour payer tes crédits
Tu t’crèves à la besogne
Tu mates les tits culs des secrétaires pétaces
Tu fais le beau gosse croyant avoir de la classe
Alors qu’t’es qu’un blaireau parmi d’autres blaireaux
Obsédé par ta pine et le touchage de magot

Mais si tu regardes bien
Toute la journée
Tu marches, tu marches
Tu marches comme un crétin
Tu crèves, tu crèves
Tu crèves comme un vaurien

Fin de journée cinq heures et demi
Tu reprends ton métro
Tu regagne ton petit espace de vie
Ton trois pièces de bobo
Et comme d’hab. tu t’fais ton plateau télé
Pour bloquer sur TF1 car y’a que çà de vrai
Jusqu’à minuit puis tu te mets sur le satellite
Pour te dresser une dernière fois la bite

14 octobre 2004
Par Dany - Publié dans : chansons
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