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Mardi 28 novembre 2006

T u t’disais que voter c’était ton droit
Mais que de toute façon il n’y avait rien de ton choix
Eh ben voilà
"eh vive Le Pen en 2002 mes couilles, et Sarkozy en 2007"

Tu t’disais que manifester c’était ton droit
Mais ça t’as calmé tous ces CRS devant toi
Eh ben voilà
"eh les étudiants voulez des coups de matraques dans vos gueules, y'a pas besoin de diplômes pour avoir du boulot"

Tu t’disais que ce soir tu ne boirais
Mais vu que t’étais en boite t’as gobé quelques extas
Eh ben voilà
"vas y Rémi essaie de sourire un peu là, t'as l'air d'un con, t'as la machoire toute québlo"

Tu t’disais qu’c’était le dernier pour la route
Qu’il n’y avait aucun danger sur autoroute
Eh ben voilà
"eh ouais Rémi t'as planté la deux six à ta darrone et maintenant on est obligé de pousser ton putain de fauteuil, tu fais chier"

Tu t’disais qu’le travail c’était pas pour toi
T’as jouer les rebelles tu t’es barré de chez toi
Eh ben voilà
"salut à tous les squatteurs qui trainent Grand Place avec leurs chiens devant l'Mac do, salut à vous"

T u t’disais consommer c’est mon choix
T’as fait plein de crédits t’as perdu ton toit
Eh ben voilà
"spéciale dédicace à tous ceux qui ce sont fait foutre dehors par ces fis de putes d'huissiers!"

Tu t’disais que tu ferais bien une tite turlutte
Mais vu qu’t’es laid comme un pou tu peux te taper que des putes
Eh ben voilà
"putain Rémi t'as enculé un travelo brésilien et t'as chopé de l'herpès et t'as le DAS en plus c'est malin"

Tu rêvais d’une grande vie de pacha
T’es passé à la télé pour retomber dans l’anonymat
Eh ben voilà
"spéciale dédicace à tous ceux de la télé réalité qu'on a connu et qu'on ne reconnaitra plus!!"
Par Dany - Publié dans : chansons
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Lundi 27 novembre 2006

On cherche toujours, on passe son temps à chercher
Son chemin à un carrefour, au comptoir une amitié
Et l’on s’égare dans des détours, à la sortie d’une cité
Pour une ptite histoire d’amour qu’on aura vite oublié

On va battre le pavé dans de sombres ruelles
Chercher à s’rassurer au creux de porte-jarretelles
Faute de pouvoir aimer ou d’vraiment s’faire la belle
Ou d’pouvoir résister aux sirènes qui nous appellent


Les néons sont blafards
Et les ruelles un peu petites
Marche nocturne d’un cafard
Toujours sous l’effet de la cuite
Marcher pour chasser la gueule de bois
L’ennui d’un autre jour à sens unique


On va traverser des rues, dans un sens puis dans l’autre
Se mêler aux inconnus qu’on encense et qu’on ignore
Et se sentir perdu dans la danse qui se joue du Sort
Et des malentendus et de la chance et de la Mort

On guette après des regards, des visages familiers
Comptant sur le hasard ou un destin bien tracé
Qu’un jour tôt ou tard il nous faudra bien assumer
Dans le désert, le blizzard ou une mer apaisée

 
Les néons sont blafards
Et les ruelles un peu petites
Marche nocturne d’un cafard
Toujours sous l’effet de la cuite
Marcher pour chasser la gueule de bois
L’ennui d’un autre jour à sens unique


On cherche toujours, on passe son temps à chercher
Animés comme des vautours prêts à se rassasier
De ce qui est offert tous les jours dont on est gavé
Comme tous ceux qui se saoulent pour mieux s’oublier


On va prendre des routes ou des voies détournées
Et qu’importent les doutes nous sommes sûrs d’arriver
A finir quoi qu’il en coûte et même déchirés
Par attendre sous une voûte que la pluie ait cessé

 
Les néons sont blafards
Et les ruelles un peu petites
Marche nocturne d’un cafard
Toujours sous l’effet de la cuite
Marcher pour chasser la gueule de bois
L’ennui d’un autre jour à sens unique


On déambule dans des couloirs pour se laisser embarquer
Des somnambules dans l’illusoire d’un rêve préfabriqué
On joue aux funambules sur le fil du rasoir prêts à tomber
Noyés dans une bulle et le brouillard prêt à tomber

On flâne dans des allées, on s’engouffre dans des tunnels
Du vague à l’âme blessée à jouer à des jeux cruels
Et qu’on s’croyait sans faille prêt à gagner la belle
On succombe aux entailles et aux lumières artificielles


Les néons sont blafards
Et les ruelles un peu petites
Marche nocturne d’un cafard
Toujours sous l’effet de la cuite
Marcher pour chasser la gueule de bois
L’ennui d’un autre jour à sens unique
Par Dany - Publié dans : chansons
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Samedi 18 novembre 2006

Importer la démocratie
Pour installer la liberté d’expression
Parquer un peuple comme dans un camp nazi
Pour éradiquer les forces d’opposition

Faire couler les larmes pendant l’vingt heures chez toi
A te parler d’une guerre qui se passe loin d’ici
Vendre des armes pour acheter les médias
Le tout emballé comme un très bon produit

Noyer le temps dans les mass médias
Brasser du vent pour la lobotomie
Placer les gens dans des classes de choix
Etudier vingt ans juste pour le R M I

Aller voter pour assumer tes droits
Citoyen actif de la démocratie
Zapper les listes qui ne sont pas de ton choix
Spectateur passif d’une tragi-comédie

Recruter des agents de police
Subir la loi jusque ton petit chez toi
Sucer la chatte de cette putain d’justice
Que tu le veuilles ou non tu te l’avaleras

Remplir de tes deniers les poches de l’Etat
Pour nourrir les enfants de la République
Elire des gens pour aller voter des lois
Toujours exclure ceux qui n’ont pas de fric

Fantasmer sur une vie de pacha
En zappant sur des émissions teubées
Te dire qu’au final tu ne méritais pas ça
Mais que toute ta vie tu n’as fais que râler

Mater les pubs et te gaver comme une oie
Ne plus penser pour oublier d’exister
Te dire qu’en vrai t’as jamais eu la foi
La force de croire que tout ça pouvait changer

Consommer pour afficher tes choix
Te renfermer dans ta communauté
Ignorer ceux qui ne sont pas dans ton cas
Toujours diviser pour mieux se mater

Trimer huit heures seul devant ta machine
Pour un salaire qui ne te nourri même pas
Absorber la merde de tous les magasines
Te noyer dans un monde qui n’existe pas

Toxicomane accroc à n’importe quoi
Abonné par carte de fidélité
T’abandonner pour oublier tout ça
Ne pas vouloir assumer la réalité

Toute une vie à marcher au pas
Toucher un gun pour pouvoir bander
Toute ta vie n’être qu’un petit soldat
Un morceaux de viande à steack-hachiser

Dany, fin 2004
Par Dany - Publié dans : chansons
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Samedi 18 novembre 2006

Le soleil s’est peu à peu assombri,
Comme dans une danse invitant
La nouvelle Lune à venir ^prendre place,
Car les cieux sont obscurcis par ce geste,
Ces poings levés d’une manière funeste
A l’appel de cette ombre nait de l’éclipse
Et noyée dans un cercle de feu, dans l’ellipse
D’une logique démagogique introspective
Que l’on balance à la fosse aux lions
Pour que chacun puisse dans son abnégation
S’embarquer dans cette dérive collective…

Alors, allons-y gaiement !
Par Dany - Publié dans : pensées d'un jeune con
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Samedi 18 novembre 2006
 
Enfermée dans ton univers illuminé
D’écrans saturés de rêves essoufflés d’avance
Par la vanité de désirs illusoires,
Ton corps se meut dans une danse sensuelle,
Provoquante, plongé derrière un épais
Voile de fumée froide des cigarettes
Grillées une à une jusqu’au petit matin.
De mouvements soudains et violents
En caresses lentes et excitantes,
Tu te laisses corrompre au jeu des sens
Qu’invoque ton appétit
D’être noyée parmi les flots frénétiques
De l’amertume naît de l’amour
De sa croyance, de sa contemplation.
Et tu danses en son nom.


        10.02.03
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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