Samedi 18 novembre 2006
Tu commences à me détruire,
Tu me deviens néfaste
Et tu me retiens dans tes exils de cuir
Où depuis trop longtemps je me prélasse
Dans tes fastes.
Des palais luxueux nous en avons construit
Tous deux noyés dans nos rêvasseries,
Nous nous prenions immortels
Face à l’humanité
En riant de cette étape des stèles
Où nos noms dans la pierre seraient gravés.
Nous conjuguions au présent l’union de nos émanations
Pour qu’à chaque pulsion la passion explose dans la fusion,
Et nos chairs et nos âmes se retenaient
Brûlées comme en Enfer et ses flammes en été
Pendant que nos pairs de ce drame se détournaient,
Se croyant fiers derrière des larmes étouffées.
Nous pouvions rire de nos prochains et de leur futur
Car nous voyions notre avenir sous des cieux azurs,
Sans vouloir pressentir l’arrivée de mauvais augures,
Juste le désir de se condamner dans une salle obscure
Afin de s’adonner avec nos corps aux plaisirs de fuir
Dans les bras de la petite mort, tes bras et partir
Loin d’ici, loin d’eux, loin de ces fous
Loin de nous.
Mais à force de croire en ces rêves nous nous sommes égarés,
Nous avons marché sans trêves et nous nous sommes épuisés
Sur ces chemins de grèves par la mer caressés
A se faire saigner par le glaive sur le sable doré.
Mais lentement les images sont devenues floues,
Ton visage sur le sable balayé par la mer et ses remous
Et nous avancions sans nous arrêter de croire,
A écrire de nouvelles pages, à continuer de vivre notre histoire
Sans s’apercevoir que le jour lentement s’abaissait,
Que le crépuscule sur nous tranquillement s’abattait.
Dany, 2004
Tu me deviens néfaste
Et tu me retiens dans tes exils de cuir
Où depuis trop longtemps je me prélasse
Dans tes fastes.
Des palais luxueux nous en avons construit
Tous deux noyés dans nos rêvasseries,
Nous nous prenions immortels
Face à l’humanité
En riant de cette étape des stèles
Où nos noms dans la pierre seraient gravés.
Nous conjuguions au présent l’union de nos émanations
Pour qu’à chaque pulsion la passion explose dans la fusion,
Et nos chairs et nos âmes se retenaient
Brûlées comme en Enfer et ses flammes en été
Pendant que nos pairs de ce drame se détournaient,
Se croyant fiers derrière des larmes étouffées.
Nous pouvions rire de nos prochains et de leur futur
Car nous voyions notre avenir sous des cieux azurs,
Sans vouloir pressentir l’arrivée de mauvais augures,
Juste le désir de se condamner dans une salle obscure
Afin de s’adonner avec nos corps aux plaisirs de fuir
Dans les bras de la petite mort, tes bras et partir
Loin d’ici, loin d’eux, loin de ces fous
Loin de nous.
Mais à force de croire en ces rêves nous nous sommes égarés,
Nous avons marché sans trêves et nous nous sommes épuisés
Sur ces chemins de grèves par la mer caressés
A se faire saigner par le glaive sur le sable doré.
Mais lentement les images sont devenues floues,
Ton visage sur le sable balayé par la mer et ses remous
Et nous avancions sans nous arrêter de croire,
A écrire de nouvelles pages, à continuer de vivre notre histoire
Sans s’apercevoir que le jour lentement s’abaissait,
Que le crépuscule sur nous tranquillement s’abattait.
Dany, 2004
Par Dany
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Publié dans : amispoetesbonsoir
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