amispoetesbonsoir

Lundi 30 octobre 2006 1 30 /10 /2006 13:35



Je m’étais fait à tes courbes, à tes méandres,
Où je jouais au fourbe pour mieux te surprendre ;
De ces jeux charnels on se gavait des délices
Des nuits éternelles sous des lueurs factices.

Nous aimions à nous perdre dans des faux-semblants
De vapeurs éthyliques, de bons sentiments
Pour avoir la force de se laisser aller
Et croire en nos mensonges en toute beauté.

Ceci avait-il un sens à nos yeux ma belle ?
N’était-ce que de l’absence dans le réel,
Une volonté d’abstinence face aux règles,
Une histoire sans importance, sans rappel ?
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 19:27
Vous êtes ma lumière, mon guide et mon ange,
Vous êtes la protectrice de chacun des songes
Qui hantent mon âme les nuits de solitude
Dont mes fantômes viennent troubler la quiétude.

Allongés dans notre lit, sur des draps de soie,
Eclairés des bougies, vous me parlez tout bas,
Me soufflant à l’oreille des mots interdits,
Animant notre passion jusqu’à l’infini.

Nos mains se lient, se délient, dansent sur nos corps,
S’égarent dans des caresses, et s’évaporent
Dans l’atmosphère les essences enivrantes
Du brasier de notre frénésie dévorante.

Le lit est enflammé du feu de nos ébats
Et la chaleur brûle nos corps dans un sabbat
Orgasmique provoqué par chacun des gestes
Sensuels d’une danse macabre, funeste.

Je couvre de mes baisers ta peau ruisselante
De sueur, et je sens ma langue languissante
Prête à venir se plonger dans cette cachette
Où se terre ce fruit défendu qui sécrète

Les sources de ces plaisirs exquis, délicieux.
Je sens ton corps se cambrer, tu fermes les yeux,
Mes mains sur tes seins, mes doigts pinçant tes tétons
Raides, je sens ta peau prise d’un grand frisson.

Comme la proie d’un serpent soumise au venin,
Tu te languis de la mort et de ses raisins
Et de vin coulant à flot lors du festin
Orgiaque de l’union de nos corps en un,

Comme si nos esprits se diluaient l’un l’autre,
Nous voici à l’état de guérisseurs, d’apôtres,
Et pris de visions nous nous laissons emporter
Par la puissance de la sensation créée.

Dans l’enchevêtrement de nos corps s’entrecroisent
Nos émanations spirituelles qui toisent
Le monde qui nous entoure dans l’explosion
Jouissante de la force de la passion.
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 19:29
Que se passe-t-il ma chère ?
Depuis le temps que je vous attends
Caché là derrière
Des mots brûlants
Qui me fracassent d’envie
Et troublent chacun de mes sens
A m’en faire perdre l’appétit
A prendre la vie dans l’autre sens
Oui, je vous accorde ma patience
Même la vie s’il le faut
Mais gardez alors votre sentence
Car je veux croire en mon tombeau
Je veux être magicien des illusions
Plutôt qu’esclave de la raison,
Le cœur possède les siennes,
Et c’est en cela qu’il m’aliène.
Juste permettez-moi d’entrevoir,
Même si ce ne sont que des songes
Cette lumière que j’ai cru voir
Lorsque j’y songe,
Au travers des branches feuillues
Des arbres du bois de myrtes
Où jusqu’à ce jour j’ai vécu
Dans l’absolution de mes mythes.
Votre parfum a effacé
Les odeurs nauséabondes
De cet insalubre marais
Aux abîmes profonds
Dans lesquels je me noyais    .


9 novembre 2002
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 19:32
J’ai rangé nos vieilles photos dans un tiroir,
Avec toutes nos lettres, simples souvenirs
Que le temps présent et à venir vont ternir,
Jaunir, jusqu’à ce que l’écran se fasse noir.

Jamais la poussière n’emplira le fossé
Creusé dans mon cœur, dans mon âme par la lame
De ton épée, par notre passion, par les flammes
D’un amour destructeur qui a assassiné

Chacun des rêves de notre jardin secret.
Et puis l’automne et l’hiver se sont installés,
Les arbres furent dénudés de leurs habits
Verdoyants, les feuilles tombées se sont salies

Des images du mirage, des illusions
Qui se dessinèrent au loin, à l’horizon
Sur la voûte céleste, parmi les étoiles.
A présent mes doux songes sont masqués d’un voile.

Juillet 2001- mai 2002
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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Samedi 4 novembre 2006 6 04 /11 /2006 19:33
Des larmes coulent le long de mon visage
Et tombent sur le papier glacé
Déjà humide de mes nuits passées
Sans sommeil, sans rêves, sans cauchemars.
Juste des pleurs.
La plume n’avance plus,
Déchirant la page vierge
Comme ce couteau que tu plantas
Dans ce cœur impur.
Et l’encre rouge s’écoule, se répand
Lentement
Sur les pages anciennes
De cette histoire,
De notre histoire ?
Jaunies par la fumée de mes cigarettes,
Dont j’ai oublié le commencement
Et ne crois en la chute.
Une nouvelle nuit s’est abattue.
Seul, à la lueur des bougies
Le poète a cessé de pleurer.
Les feuilles se sont asséchées
Par la chaleur du poêle ;
Les mots se sont noyés
Dans la rivière pourpre
De l’encre par mes larmes troublée
Et s’en iront se jeter dans l’océan
Tourmenté
Masquant la profondeur de l’abîme
Et les monstres aux tentacules infinis
Qui les entraînent vers les fonds ténébreux
De l’inconscient du poète.
 
Par Dany - Publié dans : amispoetesbonsoir
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